Partagez

Réponses +

Puisque le temps ici s’écoule lentement
Que la nuit carillonne mon accablement
Puisque la terre se couvre de mystère
Et que l’ennui a élu son ministère
Je ne peux m’évader le pied libre léger
Et poursuivre les chemins de ma liberté
Je suis condamnée à vivre ma détresse
Ainsi que l’embrasement qui tant m’oppresse
Autour de moi tout n’est que cris et vacarme
Frissonnant déjà je me répands en larmes
Pour me protéger de cet odieux malaise
Qui consume ma conscience dans la braise
Je me réfugie dans mes pensées funestes
Et de cauchemars funèbres me moleste
Les anges transis s’effacent devant Satan
Qui m’assaille et m’agresse tel un tyran
Je visite en esprit ma résidence
Qui sera la toute dernière je pense
Celle qui admettra de m’accueillir demain
Et me détachera de mon passé si vain
Celle qui m’entrainera dans les profondeurs
Dès qu’on aura sitôt constaté ma roideur
La solitude ne m’épouvantera pas
Puisque je la côtoyais d’avant mon trépas
Devrai-je dire que je quitterai le monde
Ou bien qu’il m’a quittée de façon immonde
Ai-je assez bien semé pour beaucoup récolter
Est-ce vraiment le moment de me révolter
Le bonheur demeure une vue de l’esprit
Il n’est pas au nombre de ce que j’ai appris
Il ne sert plus à rien de pleurer sur mon sort
Je vais bientôt me glisser dans mon âge d’or
Celui du répit et de la paix retrouvés
Plonger dans l’infini sans matérialité
Me baigner dans la Mer de la Tranquillité
L’ultime volonté de ma crédulité



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4 sur 5 votes