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Jamais la mer ne reste immobile
Elle lance par-dessus l’épaule
une floconnade d’écume.
Le rocher jaunâtre
où se meuvent des bribes d’algues
des bataillons de crabes
des huées de mouettes
enfin le reste de l’enfance.
Un tronc d’arbre se perd
à la dérive
loin de la terre revêtue d’hivers
où se tiennent des murs de briques
des toitures ennéagonales
des maisons écarlates.

J’étais à l’âge pubère
où les nuées de rêves grandiloquents
creusent en moi
ô la confusion impératrice des âmes –
qui s’entremêlent comme une certitude
qu’on regarde s’envoler.
Dans le mouvement de l’eau
où se terrait le souvenir
entre les colonnades de roseaux
la chanson du vent
me rappelait à l’oreille
que j’avais seize ans.



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