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Comme un marteau sans sa faucille
Qui forge la démocratie
Comme un peloton qui fusille
La mort pour épargner la vie.

Comme des grenades sans goupille
Ne tuant plus l’enfant chéri
Comme des nations sans leurs pupilles
Où les combats seraient bannis.

J’en rêve encore
Pour l’enfant qui s’endort.
J’en rêve aussi
Pour la paix dans sa vie.

Comme des jumelles qui scintillent
Dans un Manhattan rétabli
Comme un drogué qui s’extasie
Devant l’arbre à came stérile

Comme des élus logeant familles
Et les clochards aux joues bleuies
Comme une terre où les charmilles
S’oxygènent loin des brûlis.

J’en rêve encore
Pour l’enfant qui s’endort.
J’en rêve aussi
Pour la paix dans sa vie.

Comme des centrales loin des villes
Se souvenant de Tchernobyl
Comme des djihadistes sans fusils
Prêchant la paix, l’amour, la sik.

Comme des amours qui s’entortillent
Bien protégées des maladies
Comme une arène ouvrant ses grilles
Donnant l’envie de voir la vie.

J’en rêve encore
Pour l’enfant qui s’endort.
J’en rêve aussi
Pour la paix dans sa vie.

Jean-François Grégoire



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