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Et je m’abreuve encore à la source maudite, celle de tous les livres, des contes élégiaques, des prisons, des harems ; je m’étourdis toujours parce que tu existes, et que l’extase vaine est un palais charmant.

Je désire tes charmes, tes appas effrontés, le goût de chaque larme qui perle de tes yeux ; rêve-moi l’interdit.

Au tréfonds de ton âme, avide je pénètre ; mais avec volupté, je m’enivre jaloux du suc de la folie ; rêve-moi l’interdit.

J’exige l’explosion, la splendide éruption quand tu as décidé de l’offrande sacrée ; rêve-moi l’interdit.

Dessine-moi le mot qui apaise mes maux ; chante- moi ta douleur sous l’exquise percée ; fouille chaque recoin où ton souffle m’aspire ; rêve-moi l’interdit.

Et je m’abreuve encore à la dive fontaine, celle de mon enfant, ma poupée, tant épouse et putain, la complice d’hier et de tous mes demains, parce qu’à perdre haleine, je tutoie le divin



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