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Mon visage se resserre, mes pupilles se gonflent,

Le grand mage de mes vers qui frétille puis ronfle,

M’emmène soudainement vers de mûres réflexions…

Les monèmes aimants prennent de belles décisions.


Mais je suis fatigué de tanguer sur la rive,

Je me jette du bateau des voyages au long cours,

Recouvrer les plateaux, les vallées des lieux sourds,

Loin des cimes égarées et inhibitives.


Est-ce les hommes qui sont ‘rêve’ et les fleurs, et les fruits

Ou les simples sens que les dieux m’ont donnés ?

Entonnoir de la vie, arrosoir de clichés,


Qui simulent à mon âme, bien au creux de mon lit.

Il me manque sommeil, appétit et bonheur ;

Je ne puis plus rêver, mes yeux s’ouvrent et je meurs…


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 1999



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