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Comme si c’était hier
Peu importe l’heure, le jour, la date et l’année
Des souvenirs émergent
Quand je passe dans ton quartier
Où mon pas et le tien ont résonnés
Pour moi, c’était hier
Peu importe le temps et la saison, c’était le bonheur
Le vent frais, s’amusait avec mes mèches rebelles
Qui dansaient
On enfantait des rêves basanés
Qui dessinaient sur nos teints hâlés…

Sur la plage, l’amour de ce fût un temps
Chantaient en nos rires
Les vagues caressaient nos corps, qui se prélassaient
Qui sur la plage, se doraient
Nos yeux se parlaient, peu importait la langue
Qu’ils employaient
L’amour nous berçait et notre dialogue muet se comprenait
Ce fût temps qui s’en est allé
Mais que mon cœur chante, n’a pu oublier…

Comme si c’était hier
Peu importe l’heure, le jour, la date et l’année
Ma bohème présente, narre aux criques deux ombres
Qui se sont avec ardeur aimés
Debout rêveuse, combien de temps, d’années se sont écoulés ?
Regardant les vagues, qui sur le sable déversaient
Mon amour déchu, qui m’enivrait
Je me sens si calme, quand je vois ton ombre, me survolait
Et tes bras chauds et velus me serraient
Tu déposas sur ma joue humide un baiser furtif
Et dans la dernière note d’un violon triste
Tu me disais, je dois partir, tu me vois désolée ?
Figée sur place, mon cri, ma voix, mon corps et mon pas
Te réclamaient
Et je t’ai vu partir
Je n’avais que mes larmes qui se sont libérées et me noyaient
Elles te disaient, reste, ne me quitte pas
Mais tu étais déjà loin
Et ne me restait alors que l’écho de nos pas sur le sable humide
D’un hier, que le temps a aujourd’hui redessiné
C’est un jour, peu importe l’heure, la date et l’année
Ma bohème hume ton parfum
Qui sur ma peau, s’est à jamais collé
Maissa Boutiche, Alger, Algérie



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