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Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage !
A voir comme cet autocar veut franchir le rivage,
On oserait, peut-être, en faisant un sondage,
Auprès des autocars, s’il connaisse le verbiage.
Comment un tel bus peut en arriver là ?
Se veut-il rêveur par delà l’horizon ?
Avec ses voyageurs et toute sa smala,
Aurait-il perdu, ainsi, toute raison ?
Oserait-il se rendre, par delà toute cette eau,
Vers des horizons clairs et sûrement cléments ?
Peut-être se prend-il pour un grand bateau
Tout plein d’allégresse et sans boniments ?
Ce parapet si bas aurait permis sa course
La Sorbonne l’attend en lui offrant une bourse
Car un tel autocar mérite bien des égards
Et, en accélérant, il rattrape son retard.
On entend souvent, voyage organisé,
Ceux qui ont la chance de pouvoir voyager
Crier au chauffeur : « Allez ! N’aie pas peur ! »
« Foncez vers l’avant et allez cent à l’heure ! »
Vers cet horizon sombre mais bien civilisé
Pour quitter cette torpeur qui nous fait enrager !
Les gens, dans ce bus, n’ont pas dû avoir peur,
Car c’est bien alléchant de sortir sans passeport,
Quant au bon chauffeur qui a vécu son heure,
Les autres ont tous raison mais, lui, n’a pas eu tort !
Réussir ce miracle est bien l’apothéose
D’un chauffeur vivant sûrement la psychose,
Astreint au plongeon, il part accompagné
Ce havre, il le sait, le rendra bien soigné !
Avis aux conducteurs et à tous les chauffeurs !
Les bus d’aujourd’hui peuvent traverser la mer !
Il suffirait alors d’approcher le rivage
Et de plonger dans l’eau pour faire un beau voyage !
Ulysse, dans son bateau, au sein de son armée,
Serait bien jaloux en se sentant damné
De devoir voyager à la force des bras
La fatigue faisant, il vivrait l’embarras.
La mer, les eaux, les vagues et la tempête
Se sentiraient bientôt au beau milieu d’une fête
Car, voir un autocar franchir le parapet,
On se dit que, sensé, il ne cherche que la paix.



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