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Par les sentiers fleuris où palpitent les feuilles
et sous les saules noirs aux vertes chevelures
il faut leur pardonner mes rêves d’or en deuil
ont péri endormis sous l’aile des murmures

ils ont peut-être vu dans les poussières blondes
le frêle pas perdu d’une femme trop belle
et sous les ruines bleues où les regards abondent
des paroles en pleurs eau de quelque prunelle

dans le mufle des soirs des sueurs de bruyère
et les violons noirs des fils téléphoniques
ils ont floué des lys ô nocturnes prières
sans rencontrer dans l’air un seul parfum antique

la fièvre et le gong soufre insolite des ans
l’éternité en long manteau vapeur de ciel
ont roulé dans mes yeux comme un rayon plaisant
et fait des soirs de pluies une brume de miel

dans l’eau des branches bleues où parfois comme une île
un bas soleil distrait se berce vainement
ils vont enfants buveurs d’infinités fragiles
crever leurs bustes blonds dans l’or des firmaments

c’est quand la nuit s’endort et dépouille nos coeurs
que l’on peut dans nos yeux les écouter mourir
ô comme un air en feu ô comme une liqueur
mes rêves d’or sont morts au vent des souvenirs.

Kali yuga



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