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Homme libre qui pense gouverner son destin,
Une peine opportune s’empare de toute chose.
Ta voie concède au ciel ses innombrables causes ;
Ôtant une noble gloire a ton fervent festin.

Ainsi nait en ton âme une mesure sans mot,
Au son de la douleur des fers et des chaines.
Il n’est de pire pleutre et de violence plus vaine,
Que ce bourreau mystique, façonneur des égos.

Croyant tout détenir, tu meurs sans rien avoir,
Sur l’autel des fois et légendes disparues.
Des préceptes passés, ignorant la vertu ;
Aveugle aux yeux ouverts, tu contemples sans voir.

Mais dans cette agonie, déracinant ton cœur,
Nait une larme soyeuse, légère comme le lin.
Flamme limpide et pieuse, aux confins du chagrin ;
Dont la lueur bénie absoudra ta rigueur.

Stéphane Meuret
27 Septembre 2017, Copyright



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