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Froide et souvent glacée,
Tu erres abandonnée
Parmi les écueils de cette saison des froids
Te heurtant violemment
Aux berges endurcies !

Serpent austère,
Cascadant parfois à perdre haleine
De roches en amers

Sombre,
Souvent perdue aux bordures des forets,
Fil d’argent,
Abandonné à la saison d’été,

Tes gerbes de gouttes d’eau
Assemblées en rivière
Se paillettent parfois
En glaces éphémères…
Attendant les rayons passagers
D’un soleil rasant
Chauffant tes larmes dégoulinantes,
L’espace un instant.

Parfois douce et calme,
Stagnante au sein d’ajoncs
Parfois bruyante et déchaînée
Fuyante et tourmentée,

Tu charries souvent
Des branches déchiquetées
Par un vent de Noroît déchaîné !

Je devine ta course éternelle, dans ton lit solitaire,
De l’amont de ta source à la fin de ta vie en mer
Transportant la vie dans tes méandres tracés
Du printemps à l’été, de l’automne à l’hiver
Sans jamais t’arrêter…



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