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Du haut des falaises
Je te crie mon malaise
Pour que ma peine s’apaise
Voici ma thèse

Pour toi ce message
Pour encore faire partie de ton voyage
Des mirages aux amarrages
Peu importe où va ton sillage

Te voilà à quitter notre sol
Me voilà sans boussole
Alors sous l’œil d’Eol
Je te jette ma fiole

La vue est pleine d’écume
Entre le marteau et l’enclume
La vie est marquée d’épaisse brume
Même l’oiseau y laisse ses plumes

De notre berceau où nos larmes coulent
Du lit de notre mer où les galets roulent
Des rouleaux de la vie qui nous foulent
Nous sommes tous là face à cette houle

Des sols tremblants
Aux sables mouvants
Nous sommes tous branlants
Peu importe notre océan

Du ressac
Aux vagues scélérates
Nos gestes défilent telle une folle régate
Luttant contre tout obstacle

De ta bouche salée à mes yeux mouillés
Des airs marins aux terres semées
Nous sommes tous touchés par ce même vent isolé
A se demander comment faut-il aimer

Pendant que tu cabotes
Tant que les vagues clapotent
Tant que la brise t’emporte
Je démêle aux mieux les nœuds de notre pelote

Me voilà à contempler ce ciel
Je guette le retour de cette belle hirondelle
Promesse de bonne nouvelle
Annonçant ton arrivée sur cette passerelle

De mule, d’arrêt ou demi-nœud
Faisons des nœuds pour des jours plus heureux
Ne cessons de barouder ici et là sans avoir l’air peureux
Parce que la vie est un gros sac de nœud.



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