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S’ACCROCHER

Vers des rivages s’éloignant toujours, doux leurres,

Vers des terres, naïfs espoirs de mon naufrage

Vers les ports paisibles où la tempête meurt,

Vers, des esquifs inconnus, je vais à la nage.

Nul besoin de bien voir, l’espoir seul me suffit.

L’illusion même sue est préférable au vrai.

De toute façon, jeté aux bagnes de la vie,

Mon rêve est déjà richesse ou le deviendra.

Il faut vivre, vivre pour continuer d’être;

S’imaginer une ancre fût-elle irréelle

Pour ne pas dériver, pour ne pas disparaître

S’offrir une cause de ramer de plus belle.



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