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Il y a dans la mer des yeux de mucus blancs,
Qui vous transpercent l’âme et vous brûlent les os,
Et sans aucuns regrets, vous portent sur les champs
De la vie, près de moi, quelques vieux matelots

Contemplent tristement la douleur dans leurs mains,
Le soleil caresse leurs peaux brûlées, salées,
Et quand parvient le soir, -ils pensent à demain,-
A nouveau regarder dans l’amère bleutée.

Et l’océan si blanc comme un ange tombé,
Courbe sous l’écume les carcasses des hommes,
Et les vieux matelots pensent à leurs aimées.

Dans toutes ces douleurs marines, tu voulais
Rejoindre tes frères, te rappelles-tu môme,
De cette vie sur mer qui t’a tant éprouvé !

© Patrice Merelle



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