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Tombé sur ton amour et rencontré mon maître,
Comme un marbre gravé à jamais remembré,
Ton beau roman courtois ne se peut déconnaître,
Sauf à ne t’aimer point, sauf à te mésaimer.

Je sais depuis toujours ton alphabet par cœur,
Toi qui fus mon alpha, seras mon omerta,
L’esperanto de mes sonnets dans la douleur,
Délivrés sans regrets et sans duplicata …

Tombé d’un coin du ciel et rencontré ton être,
Comme une ruche ouverte où je veux essaimer,
Ton bel amour courtois ne se peut déconnaître,
Sauf à ne t’aimer point, sauf à te mésaimer.

Tu es la multiplication de mon enfance,
Déjà je te comptais sur le bout de mes doigts,
Toi ma table des sept et ma table des trois,
Dont je ferais bouture et moisson d’abondance.

Tombé de mon échelle et rechaussé mes guêtres,
Comme un soldat vaincu que l’on veut désarmer,
La dame de ma cour ne se peut déconnaître,
Sauf à ne t’aimer point, sauf à te mésaimer.

Je t’écrivis mon cœur tout seul au tableau noir,
Quand je traînais de cours moyen en cours du soir ;
Tu commençais alors à remplir ma mémoire,
Même si j’ignorais le fin mot de l’histoire.

Tombé sur ton visage et reconnu les maîtres,
Comme un dessin têtu que l’on ne peut gommer,
Le modèle adoubé ne se peut déconnaître,
Sauf à ne t’aimer point, sauf à te mésaimer.

Par male mort, je te peindrai les yeux fermés :
Ne pas te griffonner serait te désaimer …
Et même en croix, sanguinolent sous les épines,
J’aurai toujours à cœur d’achever ta sanguine.



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