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Sauve-moi…

Entends les mots, entends mes mots,
Ceux, que je n’écrirai pas ce soir ;
Il sont sous l’ombre du désespoir.
J’ai peur, j’ai peur de ne jamais te revoir,
Lorsque le temps, le temps s’efface,
Emportant avec lui, même les traces…

« Il te faudra continuer sans moi »…
Ce sont tes mots, il me semble,
Je crois…

Je les entends, je ne sais plus,
Je les refuse, je me débats,
C’est impossible, je ne veux pas.

Je suis là, tétanisée..
Quel est donc cet endroit,
Il fait glacial, il fait si froid.
Un quai de gare ?
Où je redoute l’ultime épreuve du départ,
Un embarcadère ?
En partance pour un voyage austère.

Mes yeux, au plus profond des tiens
Se noient dans la tristesse,
Hurlant dans un douloureux cri de détresse.
Le temps de l’au revoir ?
J’ai mal au ventre,
J’ai la nausée, mon coeur s’affole,
Je deviens folle !
Ce n’est pas vrai…

Nos mains, hier si tendrement nouées,
Aujourd’hui délacées,
Détachées, séparées,
Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai…

Et l’absence déjà remplit tous les silences,
Plus un mot, plus une parole,
L’étreinte, la dernière,
Encore nos corps qui se retiennent…
Pourquoi cet abandon, cette cruelle séparation ?

Je m’étouffe…
On m’arrache à toi !
Je vacille, je hurle, encore,
Plus fort,
Je m’effondre, j’ouvre les yeux,
En pleurs, suffocant, perdue…

M’apaise l’étreinte, je suis dans tes bras,
Tout contre toi,
Ta voix me rassure, tes mots me consolent,
Ta peau me réchauffe,
Tu m’enlaces,
Nos mains s’unissent en soupirs, en désirs.

Je suis bien…
Tu me dis : rendors-toi,
Je te dis, non.. ..aime-moi…

Donne-moi ton regard
J’ai eu si peur de le perdre
Je veux y lire l’amour,
Je veux y retrouver nos toujours.
Promets-moi de me protéger
De ces effroyables délires
Ne plus jamais laisser ce cauchemar m’envahir…

Pascale Mège-Monier
Le 24/04/2017
Texte protégé
Illustration photo internet



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