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Comme une chauve souris, je veille la nuit dans ma douce alcôve feutrée,
Où je viens me réfugier dans le calme pour laisser libre court aux mots
Qui claquent par le soupirail du crépuscule sur les feuilles blanches éparpillées,
Vent léger venu d’ailleurs soulève le spleen des démons de minuit par le rideau.

Ne retenir que les beaux souvenirs du passé, essayer de les imprégner sur le papier.
Pas si facile de s’y retrouver dans le mystère de mon boudoir.
Seras-tu toujours là, lorsque les jours auront trépassés sous les amandiers,
Pour me dire que ma « Princesse » reviendra comme dans un espoir.

Les soubresauts de mon cœur hantent et envahissent toutes mes nuits.
Dis-moi pourquoi dans mon jardin, tout n’est que broussaille…
J’y cultivais pourtant les fleurs du bien dans le respect d’autrui,
Sur le tapis vert semé de belles fleurs arrosées par la douce fontaine qui tressaille.

Caressantes pensées, couleurs remplies de larmes, regard tourné vers le passé,
Enivrantes odeurs apprivoisées, souvenirs impérissables, je verse l’eau du vase,
Pour oublier un instant cette déchirure dans mon inconscience profanée.
Mon esprit vagabonde dans mon petit boudoir, indélébile en est la trace.

Copyright 2016
Martine BES



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