Partagez

Le chemin semble si long. Des tertres et des précipices, des monts et des vallées. Ici, la plaine est presque déserte et là le bois est épais. Je m’interroge pourquoi les objets, les lieux et les saisons mal-compris ont plus de reliefs. Je m’en vais par les sentiers aventureux. Je m’en vais par les sentiers qui sont périlleux. L’hiver est plus court que l’été. Notez bien ; l’hiver est plus court que l’été. Le gris me dit plus que le bleu. Ce chemin semble si long. Des arbres sont semés sur les deux rives. Des arrêts, des départs, des berges rocailleuses, des cafés, des écoles et un bagne. Un peu de tout. Je lis quelque part :  » Bienvenu à votre chemin. Vous y promenez sur des tertres et dans des précipices. Vous y promenez par monts et par vaux. » Charon passe sur sa barque et dit aux mânes :  » Quel chemin visez-vous ? » Ils répondent :  » Celui que nous visons ! » Nous avançons entre les deux extrêmes. Nous avançons entre les deux contraires. Nous avançons pour être enfin purs une de ces nuits. Quel chemin visons-nous ? … Celui que nous visons.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 2 votes