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Il arrive qu’on oublie, qu’on s’oublie

Qu’à des lois on se plie 

Qu’en nous même on se replie

Que de notre puits on s’abreuve

Qu’on se rebelle, qu’on viole toutes les règles

Qu’on s’évade

Qu’on voyage sur le dos des nuages

Qu’on arrive à l’avance, parfois en retard

Qu’on se perde

Qu’on rebrousse chemin, à mi chemin

Qu’on avance puis on recule 

Qu’on se mêle à la foule

Qu’on s’isole

Qu’on replonge dans nos souvenirs 

Qu’on redevienne un enfant

Qu’on soupire dans l’étreinte du regret

Et il arrive, qu’on chante à tûe tête

Qu’on pleure sans raison et qu’on boude le monde

Qu’on construise de beaux rêves, pour rien   

Qu’on trimbale sur nos épaules tous les maux du monde

Qu’on trébuche et qu’on tombe

Qu’on recherche un appui et qu’on ne retrouve que du vent…

Il arrive qu’on s’enivre au chant du vent

Qu’on désire danser sous la pluie, comme dans le temps

Il arrive qu’on regarde les étoiles, qu’on hisse les voiles

Qu’on se sent léser, mal aimer, orphelin

Mais vient toujours ce sourire tzigan

Qui sur nos traits se dessine

Embelli notre vie et nos ans, nous redonne des forces

Et toutes les peines s’archivent

Dans la mémoire du temps…

C’est la vie, elle seule nous Gouverne 

Comme dans une pièce de théâtre 

Ou chacun joue un rôle

A l’entrée,  un guichet ou s’étalent des avis d’arrivées

et de départs et un quai ou le train de la vie, nous attend

Les uns embarquent et d’autres débarquent sans préavis

C’est aussi un cocktail dans un verre de cristal 

Ou se mélangent nos joies 

Et l’amour guérisseur de nos peines et chagrins…

Maissa Bouttiche, Ain Bénian, Alger, Algérie, le 05/05/2018



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