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Si j’étais une belle feuille
Que le vent d’automne bouscule
Quand s’assombrit le crépuscule
Et que tu me réserves accueil

Comme un oiseau m’envolerais
De ma plume t’effleurerais
Près de toi m’allongerais
Et tu ne pourrais m’ignorer.

Si j’étais charmante fleurette
Que parfum du soir ensorcelle
Quand la nuit brillante étincelle
Et que j’ai ferme collerette

Alors, comme une violette
Qui pour la nuit se parerait
Pour t’embaumer m’avancerais
Et t’enivrerais dans l’herbette

Si j’étais fière demoiselle
Que chair jeune emplit d’orgueil
Quand du miroir voit le seuil
Et que d’audace je ruisselle

Alors, comme à l’arbre se lie
Et tout ensemble s’humilie
L’obstinée misère immortelle
J’aurais gagné ta citadelle

Par quelques mièvreries
Par cent griseries
Par mille fantasmagories
Et à toi me serais unie.



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