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Sirène au cœur d’or, arrachée au désir,
Prends ces yeux apaisés, ces pensées harmonieuses,
Tes pupilles scintillent à nos fièvres audacieuses,
Que j’ai peur, ma sœur, de les voir s’endormir…


Il sommeille silencieux aux abords ma lyre,
Un amour discret à l’humeur capricieuse,
Je ne saurais te perdre, Toi ma pierre précieuse,
Et pendant que j’y songe, ton cœur fond comme la cire…


Un matin, ton parfum respira l’avenir,
Et mon regret frémit à nos rimes gracieuses,
A nos instants de joie, nos risettes insoucieuses,
Le destin n’aura su éloigner ton soupir…


Le tombeau t’aura prise sans jamais t’avertir,
Sous les âmes défaites et les paroles pieuses,
Agenouillant ma tête sous ton absence odieuse,
Je prie au souvenir qui me fera languir.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 13 Juillet 2018


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