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Nouveau stage de combat,
nouvelle aire de développement,
je sens maintenant, comme un venin, que je mens.
Et j’en dépends…
Si souvent.

Nouvelles techniques, nouveaux droits.
Rétrocession légère aux boniments.
Je sens maintenant comme un venin,
la pointe d’un aimant,
le pouvoir, la puissance
d’un amant.

J’ai tellement honte parfois
quand je relève innocemment la tête
pour m’apercevoir que je ne me reflète
que dans le regard des autres.
Que, quand j’agis, je suis l’hôte
d’une vision amie donnée.

Ils sont sortis.

Furtive vision des hauteurs de Paris,
incessant bercement assourdissant,
l’ombre d’une basse qui trépasse,
si nous étions heureux – si nous étions acteurs
… s’il existait… le bonheur…

Nouveau stade de combat,
nouvelle ère de fonctionnement,
devenir indépendant… rester insouciant ?
Aller de l’avant quand on peut,
profiter de ce que Dieu veut.
(et rentrer se coucher quand on est fatigué !)
Nouvelle aire de combat.
Les règles ont bien changées.
Je suis loin de Maurepas, et si loin de risPa,
les règles ont bien changées.
Les trains roulent sans fin
Doucement.
Tout doucement.
Trop…

(ONE LOVE)

Les trains s’arrêtent aux petits papiers.
S’ils repartent au matin, tout va bien :
soleil, le vent ;
changement de conducteur ;
la pluie et le beau temps.

Quand tout repart alors,
quand on effleure l’or du bout des doigts,
quand on effeuille l’aurore, quand on boit,
quand enfin on rougit de soi,
reste à prendre la foudre
entre ses doigts,
absoudre de plein droit les tendres de la foule…

Siffler s’il nous en reste encor.
Siffler – souffler – et puis palper de l’or.
De ses yeux, caresser la douceur de l’aurore,
une fois encore…,
une fois encore..,
une fois encore…

de Matthieu Marsan-Bacheré



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