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Je me rends solitude troublante
Et j’abandonne face au désespoir.
J’accepte ta douleur assommante
Et j’oublie ma morose histoire.

Je ne rêverai plus de bonheur
Et je n’espérerai plus le rencontrer.
Ma vie sera faite d’une seule couleur,
Du noir endeuillant la pauvre sinistrée.

Je ne chercherai plus l’amour,
Et je ne croirai plus à sa magie.
Je ne compterai plus les jours,
Pour le revoir et j’éteindrai sa bougie.

Je capitule, je baisse les armes
Et j’accepte mon triste sort.
Je me ressaisi et je sèche les larmes,
En rêvant, j’avais complètement tort !

Je me rends solitude fatale.
Je continuerai ma vie de solitaire,
En tirant chaque matin une balle
Sur mon cœur au sang amer.

En assassinant chaque jour l’espoir,
En chassant toute joie illusoire.
Je continuerai cette vie dérisoire
Le temps que la mort vienne me voir.

Je m’arrête solitude ancienne.
Je me contente de respirer,
De manger et de m’inspirer
De la triste poésie bohémienne.

Solitude ! Ton amour je l’assume.
Ignore donc mes sanglots d’amertume.
Ce n’est qu’une sale écume,
Et une scandaleuse coutume
D’une âme agitée perdue dans sa brume.



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