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Depuis un temps notable, mon cœur est ombrageux,
Partout le ciel sombre parle à sa triste face,
Le mortel opportun dévora son audace,
Et gela la mémoire de son sang courageux.

Mais la main de l’intime ne peut-elle espérer,
Qu’un amour délicat puisse dompter son malheur ?
Entrevoir en demain un avenir meilleur ?
Troquer la déception pour des rêves tempérés ?

Cela dure depuis trop au jardin des aimés,
Nul mérite ne vainc cet infâme tourment,
Le mensonge, ici-bas, pousse un chant opprimant,
L’innocence du monde est pour moi consumée.

Viens me prendre mon ange, fais sourire mes pleurs,
Emmène-moi aux portes du dernier des sommeils,
On dit voir les âmes luire en ces astres vermeils,
Sous ce divin rayon s’éteindra ma douleur.

© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés



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