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Sous l’archet…

Aux heures où les silences sont présence,
Soupirs, un violon qui s’épanche, pleurs…
Se brisent parfois, aux dernières lueurs,
Le vent, les mots, la plume, les évidences.

Larmes en peine, larmes en joie, des flots,
Des flots de ces gouttes salées je verserai,
Jusqu’à toi ruisselleront mes mots emportés,
Notes de coeur, le mien, ardent et ruisseau.

Et se compose et se dépose sur le temps,
Frêle complainte des heures si fragiles,
Lente agonie qui ôte la vie, danse gracile,
Oeuvre furtive, ciel qui se grise, instant…

Heures pesantes, infiniment, dans le silence,
Funambule de mes nuits, en longues veillées,
Désormais, les cordes, vibrantes sous l’archet
Résonnent en moi, tes pas, ma délivrance.

Parfum de vie, tendre violon, mon émotion,
Unissant, dans l’étreinte, la feuille et le vent,
Quand sous l’archet, sur l’air du temps,
Sous la tonnelle revient l’amour, évasion…

Aux heures où ta présence brise l’absence
Chagrin et larmes séchés, sourire, enfin…
Revivre le temps, le vent, ô doux embruns
Nous deux, inexorablement, cette évidence.

Pascale Mège-Monier
Illustration photo internet
David Garrett Violoniste



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