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Sous les liquidambars, je me balade heureux…
Au petit matin frais, la rosée virginale
S’éparpille en mille couleurs subliminales.
Le pivert déguerpit, non sans un rire affreux,
Et le hérisson suit sa course marginale
Le long du chemin plein de bosses et de creux,
Sous les liquidambars.

Après résorption des brumes matinales,
Plongé dans l’apathie notre lézard peureux
Profite d’un soleil déjà fort vigoureux.
Le temps se pare alors de teintes estivales,
Sous les liquidambars.

La mouche m’agace par sa danse infernale,
Et si le papillon virevolte amoureux,
L’abeille se charge de pollens savoureux.
Le merle gouailleur par son chant me signale,
La gorge tendue et le regard ténébreux,
Qu’il est temps d’abréger ma virée saturnale,
Sous les liquidambars.

Or, malgré la fraicheur du dôme généreux,
Je me dois de quitter cette voie vicinale,
Pour sombrer dans l’une de ces journées banales
N’offrant que la folie à mes remords nombreux,
Sans mes liquidambars !

Jacques Dupé, Sous les liquidambars.



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