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Le souvenir est là, parfois triste, toujours beau,
Indéfectible emblème de notre humanité,
Il flotte comme une lumière de sa pleine nudité,
Sur les chemins éparses de nos vies en lambeaux.

Immuable et changeant, il ne quitte aisément,
Mais sa sève s’affaiblit sous le poids des années,
Il ne part que si l’âme le désire emporté,
Plus fidèle au mortel que les ciels cléments.

Sans lui la gratitude, ou le glorieux pardon,
Ne sauraient ennoblir les malheurs des hommes.
Même si sa rémanence d’aventure nous assomme,
Il fait naître en nos souffles les vertus et les dons.

Adieu souvenir, que mon cœur laisse choir,
La flamme à ton flambeau a fini par s’éteindre,
Le drame à ton ego achèvera de feindre,
Te voilà libéré dans les limbes de l’histoire.

Stephane Meuret,
29 Janvier 2018, Copyright



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