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Je traverse l’allée gauche de ma vie
Et marche auprès de la maîtresse Des songes de buis bulbeux
Auprès du destin fatal des âges de saphir.

La nuit n’a pas de rumeur
Quand les rêves se suicident
Sur le trottoir de l’hiver,
Quand il fait froid dans le poumon
Du silence de laves hâlées,
Quand le désire nage au verso
du gémissement d’insomnie.

Ah ! le sommeil semble dérisoire
Au marcher des noctuelles mendiantes
Reposant sur la nudité des guirlandes,
Et Skiant à pas perdus,
Dans le marais des amours rêvées d’hier ,
Elles ne sont pas réellement dans l’oubli,
plutôt en deuil
Dans mon âme d’homme.
Et l’espoir vent à zéro degré celcius
Dans la couleur du souvenir,
Souvenir noir-brun- pâle.

Melina, il y a une mer dans mon œil
Mer d’Égypte
Viens t’y baigner ce soir
Es-tu toujours dans le pensionnat ?

Je ne comprends pas ce que veut dire l’absence
Lorsque tu ne meurs pas
Dans mes illusions délirantes
Non plus, dans la révolte de mon enfance
Trop de brouillards dans l’horloge des coqs
Et il neige encore dans mon coeur.

Sur la tige de l’amour
Ed.du Pont de l’Europe



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