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Un soir d’été, album en mains
Deux trois photos des Mascareignes
Me font partir dans le lointain
Là sur une île où l’union règne.

Je me souviens d’une étrangère
Sur une plage aux grains si blancs
Guitare en main notes légères
Et maloya dans l’air du temps.

Je la revois brune aux yeux verts
Douce créole au blanc sourire
Dansant pieds nus pagne entrouvert
Le diable au corps pour me séduire.

Peau safranée, cheveux au vent
Gestes gracieux près du rivage
Les vagues bleues de l’océan
Mouillaient d’embruns son beau visage.

Et dans le ciel d’un trait de plume
Le paille-en-queue signe le temps
Du trouble azur chasse la brume
Des jours lointains de mes vingt ans.

Et si demain n’était qu’hier
Je suspendrais mes vingt ans d’âge
Au bleu du ciel de l’Outre-mer
Loin des froideurs de mes ombrages.

Ainsi vivraient en danse folle
A tout jamais au gré du vent
Mes souvenirs aux chants créoles
Dans la senteur des flamboyants.

Jean-François Grégoire



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