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À mes enfants,
Michèle, tes rires ont su adoucir mon ton aigri et aidé à retrouver les paroles des chansons de ma jeunesse. Je garde de toi le souvenir impérissable de nos expéditions au Grand lac des Esclaves, cette petite carrière où nous rêvions de grands espaces lors des promenades de notre chienne Husky Jappy.
Jean, ton cœur chagrin a su vaincre la sécheresse du mien et lui redonner peu à peu de sa tendresse. Je garde en moi le souvenir impérissable de notre promenade en automobile les fenêtres grandes ouvertes écoutant à pleine puissance la neuvième symphonie de Beethoven, faisant tourner la tête à tous les passants.
Charles, ton audace de casse-cou et de délinquant ont fait parler en moi les silences de mon enfance. Je n’oublierai jamais le jour où tu m’as demandé de courir avec toi sous la pluie et que j’avais refusé par pur convention. Aujourd’hui je serais prêt à traverser les Rocheuses pour aller te visiter dans le paradis que tu t’es trouvé sur la côte du Pacifique.
À vous trois vous refermez le détroit qui séparait la longueur de mes années de sentiments que je croyais surannés. Merci!

Robert Marois – Sur le chemin du retour
image: familysitescatalog



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