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Ma mère, reposant, sur les sables des cieux,
N’as-tu point entendu ma douleur déchue ?
Elle crit à leurs coeurs mais au tien elle s’est tue,
Les flots t’ont-ils conté son message soucieux ?


Car je souffre la flamme d’un mensonge pernicieux,
Qui me pleure en ces soirs d’une larme déçue,
Et pourquoi, pour te dire, mon espoir reclu,
Sauverait du naufrage cet amour audacieux ?


Ce soir, levant mon front dans un rêve vicieux,
Je dépose à tes pieds ma complainte dévêtue,
Écoute ce vouloir que je n’ai point vécu,
Et cueille du pardon son pas supersticieux.


Il s’envole dans l’air un parfum silencieux,
Le nuage désert de mon songe involu…
N’as-tu point entendu ma douleur déchue ?
Douce mère, reposant, sur les sables des cieux…


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 19 Avril 2018


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