Partagez

A trop rêver d’avoir eu un cœur diamant,
J’ai croisé souvent de piètres charlatans,
J’ai eu beau respirer tout l’air de l’océan,
En regardant j’ai aperçu l’ombre de Satan,

Le navire du temps glisse à l’horizon,
Adieu, j’ai sauté en demandant pardon,
Je ne pourrai jamais oublier les démons,
Qui m’ont poussée à cet effroyable abandon,

Mes rêves brisés meurent comme des chiens,
Jetés d’une falaise tombent en silence olympien,
Mes pensées intimes ne sont que mots sans lien,
Mon cœur anéanti a tout l’air d’un petit vaurien,

Ils ont su détruire cette précieuse et rare magie,
Que je gardais secrètement comme une effigie,
Dans un tiroir de mon esprit pour ma survie,
Triste épilogue d’une affreuse histoire d’infamie,

A toujours vivre avec en moi un terrible carcan,
M’en sortir je n’en ai jamais eu vraiment le cran,
Le diable avait préparé soigneusement son plan,
Me jeter prisonnière au milieu de ses partisans,

Mes yeux ne verront plus jamais de belles saisons,
De mes rêves, je ne vois qu’un acte de trahison,
On m’a lâchement condamnée à perdre la raison,
La solitude amère restera l’aigu d’un ultra son,

Mon âme est salie, elle n’aura plus de gardien,
Mes cris au secours happés par des comédiens,
Jamais plus de pensées sur des couloirs aériens,
Doute et méfiance resteront mes seuls soutiens,

Que tous ces monstres emportent au loin ma vie,
Qu’ils me brisent, qu’ils m’achèvent dans leur furie,
Je ne suis plus que cette ombre sombre infinie,
Piétinée par un fou en crise de mégalomanie.

SUR LES VAGUES DE SATAN © Copyright 2016 Sylvie Badi



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.27 sur 11 votes