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Je m’en vais, bien souvent, au jardin, lentement,
Pratiquer l’art paisible de la solitude.
Il ne me faut qu’un banc, retiré, à l’écart
Et me voici à l’œuvre, en l’immobilité.

C’est une sensation de versatilité,
Ainsi la sentinelle, engoncée dans son quart,
Exerce sa vigie dans un silence prude,
Tendue vers l’horizon et vers le firmament.

Sans m’approcher, parfois, je contemple une rive
D’une rade inconnue percevant la fragrance,
Je me grise, imparfait, d’une empreinte solaire.

Puis dans l’obscur, enfin, sous l’étoile polaire
Je trace entre mes vers l’écho de mon errance,
Echoué sur la terre et rêvant de l’estive.

décembre 2015



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