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Sur une autre planète

Sur une autre planète faite de doute et de peut-être.
Alors que le corps n’y est qu’une enveloppe
Cependant que le corps astral n’y était pas du tout,
L’esprit lui s’envolait.
Les murs physiques étaient là et l’évasion ailleurs.

Ailleurs que l’intolérable, et c’est quelque chose.
Car lorsque l’on y était, on y était vraiment.
Lorsque les fonctionnaires craignant
Tout ce qu’ils ne comprenaient pas
Créaient les murs de la connerie,
Au-delà desquels on ne pouvait rien.

Ils créaient des êtres qui se couchent,
Qui louchent et qui se mouchent.
Qui s’aplatissent, qui se rongent.
Pour ceux-là c’est atroce. Point d’imagination
Ils restent cloués au sol. Rivés à leurs chaines.

Et là ils restent toujours ceux qui se secouent
Et qui arrivent à faire quelque chose.
Ceux-là arrivent à trouver d’autres planètes.
Pour dans leurs têtes restaient libres.
Leurs motivations sont sans doute rage et révolte.
C’est ceux qui disent non à quelque chose.

Non ce n’est pas la peine de cogner contre les murs.
Il faudrait chercher…….Il faut chercher d’autres planètes.
Il faut chercher cela dans sa tête.
Et ceux qui dans leurs têtes trouve cet art
Deviennent libres lorsqu’ils l’ont trouvé.

Et alors il faut râler pour avoir des outils de travail.
Après l’utilisation des boites poubelles,
Des cuillères, des assiettes et de la brosse à dents.
Il faut crier pour avoir l’outil du combat.
L’outil d’expression, qui permette à l’arbre,
De s’inscrire, de s’écrire et de revivre.

Il faut courir, il faut gueuler pour avoir ce qu’il faut.
Il faut se battre encore pour défendre la liberté de création.
Puis la souffrance de l’être prend fin.
Et l’œuvre du juste s’expose enfin.

Une fresque que les gens regardent, lisent, pensent et disent.
Ils s’étonnent de ce qu’un homme a été capable de faire.
C’est beau et c’est horrible.
Dans le tableau, une vie reste figée.
La vie d’un poète mort d’avoir trop dit.

Nordine CHABANE.



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