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Je vois ton sourire garnir le plafond
Quand mon cœur pour toi ânonne ses prières
Me submergent lointains souvenirs d’enfant
Furibond je m’enfuie narguant ta colère

Me submergent lointains souvenirs d’enfant
Silhouette haletante sur la chair de sa chair
Savantes mains qui ordonnent à la fièvre sur le front
De quitter mon frêle corps ou brûler en enfer

Quand mon cœur pour toi ânonne ses prières
Je vois un sourire des plus délicieux
Se poser sur les joues de ton vilain petit calvaire
Bordé avec soin pour qu’il se porte mieux

Que de plats, de bonne soupe, par magie nourricière
De peu d’ingrédients en mille repas royaux
Mijotait ton ardeur à chasser la misère
De nos ventres pour que s’illuminent nos cerveaux

Je vois ton sourire sur la paume de mes mains
Et je les embrasse yeux fermés, mon adorable mère
M’enveloppe ton odeur de musc et jasmin
Des frissons en ma peau la traversent en éclairs

Mes pensées vont à toi, ma douce berbère
Mère adorée, Yamina née Ghassoul
Fille de Massinissa et de Kahina la guérrière
Veille encore sur moi dans ce monde qui s’écroule



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