Ligue des Poètes

Etiquette

Jacques Dupé

Le poète inquiet…

Mais que m’arrive-t-il ? Je ne puis plus écrire ! La source se tarit ? Deviendrai-je étourdi ? Les idées me fuyant me laissent engourdi, Et ces mots qui filent, comment les circonscrire ? Mais, voilà qu’un quatrain vient de se préinscrire ! Je m’en contenterai… Lire la suite →

Homo avarus, homo tristis !

Oubliant le présent – le futur leur fait peur – Ils tirent intérêts de toute conjoncture, Sans autant consentir place à la conjecture, Trop employés qu’ils sont à leur fécond labeur. À la quête du bon, ils ont fermé leur… Lire la suite →

Ta faille…

À l’endroit tout comme à l’envers, N’y a que ta faille qui m’aille. Et c’est contre toi et en vers, Que mon cœur passionné déraille. Laisse donc ton nymphée ouvert Pour que j’embrase tes entrailles À l’endroit tout comme à… Lire la suite →

La Charmouta (*)

Si elle n’a pas choisi ce métier, Elle n’en rêvait pas d’autres non plus. Le fruit du hasard, et d’une amitié, La conduit ici parce qu’elle a plu. C’est en espérant la dernière passe Qu’elle se blottit devant cette entrée,… Lire la suite →

Samira

Étalant son long corps parsemé d’éphélides, Elle est là demi-nue sans gêne et sans-façon, Qui émerge en douceur, le geste mollasson, De ses rêves froissés, telle une chrysalide. Saisissant la coupe, la vénuste sylphide Avale sobrement la mousseuse boisson Qui… Lire la suite →

Obsessions

Tandis que ses lèvres se mouvaient, L’orée de sa langue rose et franche, S’abritant derrière ses dents blanches, De sa bouche humide m’émouvait. L’orée de sa langue rose et franche, Qui ne sait point parler si mauvais, De sa bouche… Lire la suite →

Te souviens-tu Hélène ?

Te souviens-tu de nous traçant Ces petits cœurs que l’on enchaîne, Et, mélangés à notre sang, Nos deux prénoms, sur ce grand chêne ? Ces mots d’amour embarrassants Soufflés si fort à perdre haleine ? Et nos exils toujours glaçants… Lire la suite →

Drakkar

Ils sont partis jeunes, conquérants et sereins, La fleur au Famas (mais… la peur en bandoulière), Rêvant de médailles, de gloire et de lumière. Ah, comme ils étaient beaux nos vaillants boutentrains La fleur au Famas (mais… la peur en… Lire la suite →

An Bèl chabin (*)

Fille de couleur ambre à l’odeur vanillée J’ai dansé et joué, et bu jusqu’à la lie. Anba latè pa ni plézi (**) J’ai fait tant de serments, aussitôt reniées, De t’aimer peu, beaucoup, et même à la folie. Anba latè… Lire la suite →

Elle ne reviendra plus !

Elle ne reviendra plus… ou alors dans mes rêves… L’amour l’a emportée charriée par la mousson, N’espérons pas en vain une quelconque trêve, Elle nous a quittés sans bruit, à sa façon. Elle ne reviendra plus ! Ne restez pas ballants… Lire la suite →

Amphitrite

Si vous saviez comme j’ai hâte de vous voir ! À chaque rencontre, mon cœur est à la fête, Vous comblez ma vie sans vous en apercevoir. Mais je redoute aussi que tout cela s’arrête. Vous ai-je dit avoir connu… Lire la suite →

Langueur & temps

L’ennui ? Mon Dieu que l’ennui m’ennuie ! À l’aube de ce nouvel instant Que puis-je faire de consistant Dès lors que l’allégresse me nie ? Hélas ! J’étais tout aussi torpide Le moment d’avant l’instant disant : Le désœuvrement… Lire la suite →

Vœux de repentance

Porteur de l’étoile de la servilité, Comme il est doux enfin de se sentir coupable. Et moi qui m’en croyais jusqu’ici incapable ! De battre sa coulpe, donc, est habilité : Je demande pardon pour les fautes commises Par tous… Lire la suite →

Please, can you speak French?

Ce genre d’élite, bardé de suffisances, Se plait, par arrogance, en franglais d’ânonner. Mépris jusqu’au dernier pour cette vile engeance ! Ce genre d’élite, bardé de suffisance, À trop vouloir calquer fait montre d’impotence : Quel manque d’idéal qu’en pidgin… Lire la suite →

Lampedusa

Cauchemars en tête, échappés de la guerre, Accablés de quitter leur pays embrasé, Des hordes d’exilés, à l’orgueil abrasé, Quémandent l’asile, ce qu’ils ne prisent guère. Épuisés, traits tirés, juvéniles naguère, Épaules tombantes par le sort écrasé, Angoissés, mains tendues,… Lire la suite →

Abdel Rahman El Bacha

Une pluie de sons s’envole, fragile… À l’œuvre de son maître, pénétré, Le pianiste, précis, concentré, Agite ses doigts frêles et agiles. Alors, du ventre de son instrument Jaillit une onde de notes alaires ; Quelques unes plus cristallines, claires,… Lire la suite →

Histoire d’une virgule

Souffrez que j’expose, prophétesse Sibylle, Une de mes affres un tantinet flébiles. Si ma requête peut paraître un brin ballot, Puis-je au moins ouïr de votre bouche savante Ces divinations qui me semblent délirantes : « Ibis redibis non morieris… Lire la suite →

L’énigmatique monsieur O

Visage ovale et bien nourri, Des joues couleurs citron et glabres, L’œil en forme de grain de riz, Bouche fendue au fil d’un sabre, Il trotte d’un pas de souris, Sous la clarté des candélabres. Impassible, bien qu’il sourit, Va-t-il… Lire la suite →

Bien chers parents,

Je quitterai bientôt l’enfance. Je choisirai un bon métier : C’est sans vouloir vous faire offense Que je serai un jour rentier ! Je m’en irai comme chanteur, Peut-être acteur, ou en l’espèce, Soit politique, ou bien menteur, En tout… Lire la suite →

Telle est Cypris, celle qu’il croyait prendre

Alors que la fièvre m’envahit follement, Un désir viscéral me fit perdre la tête. Je brûle à devenir sur-le-champ son amant, Et de faire festin d’une étonnante esthète : Des contours prodigues, de houris callipyges, M’invitent à y errer mon… Lire la suite →

Prie hère !

Vendredi, Lorsque le muezzin, de sa voix mélodieuse, Module aux quatre vents l’appel à l’oraison, Tous se dirigent vers la mosquée radieuse Soutenant la ferveur plutôt que la raison ! Samedi, Tels des métronomes, ils balancent leur buste. Devant l’étalage… Lire la suite →

Les monts légendaires

Bercé de rêveries, stagnant dans mon hamac, Je contemple d’ici l’étrange perspective : Jaillissant d’une mer végétale et captive, La troublante beauté des monts Tumuc-Humac ! Parois de granite, coiffures de sumac, Surveillant la selva en gardienne stative, Les cimes mythiques,… Lire la suite →

Un jour, j’irai là-bas…

Le pays de mon rêve est celui qui m’habite : Dévalant les coteaux, ruisselant dans les prés, Apportant de la vie aux maquis diaprés, C’est dans un chuchotis que la source s’agite. Un troupeau de chèvres pacage dans la plaine,… Lire la suite →

Pipi

À contempler la vue qui s’ouvre devant soi, Quelle joie d’uriner dans la verte nature ! Quand dans les cabinets on est dans l’entre-soi, Ici, l’on se sent « fleur » au cœur de la verdure. Le plaisir de guider… Lire la suite →

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