Ligue des Poètes

Etiquette

Jo Cassen

Commedia dell’Arte

Sous la brune complice, en la lande côtière, Las de marivauder, Colombine, Arlequin Cherchent le nid d’amour, le refuge coquin Pour épuiser le corps, enjamber la frontière. L’insolente se rit (verve primesautière) Du complexe bourgeois, de tout le saint-frusquin, Elle… Lire la suite →

Il abhorrait les simagrées

Passager clandestin d’un vaisseau sans boussole, Il scrutait les hauts fonds où flâne l’émissole Et s’agitait sans trêve, un éternel gamin, Pour clamer son espoir d’un demain qui console À l’aube du fracas de l’ultime examen. Hurluberlu naïf, authentique Quichotte… Lire la suite →

Le vermisseau et le vert Adam

Au début fut le vide, un doux pays sauvage Tout autour un ciel bleu, dans le souffle serein Déjà quelques oiseaux jouaient de leur ramage. La douce quiétude à charmer le serin; Jaloux de son pouvoir, le « superbe architecte… Lire la suite →

Avant le soir fatal

Les uns rêvent d’amour, de douce fantaisie, Dessinent de doux voeux pour des demains sereins, Dans un havre de paix, ils sont les souverains De l’avenir de charme où point la poésie. D’autres portent la haine et l’étrange amnésie, Ils… Lire la suite →

Aux sources du Pactole.

Il se voyait Crésus, aux sources du Pactole, Il chantait à cœur-joie, il croquait le raisin Après le temps du maigre à courir la pistole Il montait au pinacle, à lui le Capitole, Sous les ors du palais, son riche… Lire la suite →

Décris-moi les bouffons!

C’est le réchauffement, on se prétend victime ; Voyeur dubitatif, regard déconcertant, Il devine demain, son droit est légitime, Il faut vivre aujourd’hui, plus rien n’est important. Il gaspille serein son ultime ressource Sans doute ni souci, jaloux de son… Lire la suite →

Que je vous parle d’Elle

Il ferait ce chemin, ce voyage inconnu Attisant le brasier exacerbant la lymphe, Ivre de cents désirs, ébloui par la nymphe, Qui flattait le tourment du rêve saugrenu. À trop se délecter de pulsions interdites, De faux philtres d’amour, authentiques… Lire la suite →

Feux d’Artifice

Feux d’artifice J’ai couru la forêt, J’ai gravi la montagne, J’ai saigné trop souvent, J’ai versé mille larmes, J’ai mangé du goret, J’ai joué la castagne ; Rien n’est plus émouvant Que de vaincre l’alarme. Reconnais-tu ce doux terroir, Des… Lire la suite →

L’anémone et le poisson clown

Ell’ vit sereine en profondeur, Séduit qui veut et s’en sustente D’où les on-dit sur sa froideur. Trop souvent se fait irritante Pour se défendre ou savourer Et subjuguer, belle envoûtante. Menu fretin énamouré Toujours surpris par la coquine Tôt… Lire la suite →

à l’enfant qui s’égare

à l’enfant qui s’égare Je voudrais croire aux fleurs, aux oiseaux, au soleil, Je voudrais croire un peu, à l’amour, à l’entraide, Je voudrais croire encore à la vie, au bonheur Je voudrais tant y croire, à l’enfant qui s’égare… Lire la suite →

Rêve-moi l’interdit

Et je m’abreuve encore à la source maudite, celle de tous les livres, des contes élégiaques, des prisons, des harems ; je m’étourdis toujours parce que tu existes, et que l’extase vaine est un palais charmant. Je désire tes charmes,… Lire la suite →

Le jaguar et la biche

Une forêt hostile, un horizon pervers ; Longtemps il a marché, le froid ou l’amertume Jamais n’ont altéré sa quête d’univers. Déambuler encore, arpenter le bitume, Que toute la nuit passe en effaçant le temps Et qu’au petit matin revienne… Lire la suite →

Pasiphaé

À l’ombre du grand saule, elle vint s’allonger Sur une couverture, ôta l’ultime fringue Mise dans un cabas avec tout son bastringue ; Sensuelle et mutine, Il voulut l’éponger. L’astre qui brûle et brille avait léché l’exquise, Des perles de… Lire la suite →

Le chant à l’hypocrite

Un jour, tout se termine et c’est un peu la nuit, Le dernier courant d’air ressemble au dernier souffle, Et s’enfuit l’avenir tout au bout de l’ennui. Banal itinéraire, il laisse les pantoufles, Cette froide épopée inutile et sans goût… Lire la suite →

Le même empire

Il existe des maux, Violents et stupides Qui se vivent sans mots Des émois insipides. Sont-ils nés ou bâtards, Erreurs de la nature, Objets de racontars, De glauque nourriture ? L’esprit pavoise étroit, Jamais il n’interroge Il maîtrise son droit,… Lire la suite →

Crépuscule

Les yeux vers l’horizon au soir de pâle automne, Doucement, je me laisse envahir par le beau, Cet étonnant spectacle où plus rien ne détonne ; L’Ivresse de l’instant enchante le poulbot. La colline est en feu, car le ciel… Lire la suite →

Elle s’appelait Solange

Ell’ s’appelait Solange, Ell’ riait pour un rien, Souvent coiffait sa frange, D’un faux -air aérien. Ell’ s’appelait Solange De sa très chaude voix, Vous ai-je fait louange ? Surtout pas de grivois. Ell’ s’appelait Solange… Son cheveu, je vous… Lire la suite →

Petit Marlou et Gigolette

(sextine) Il veut garder sa bonhomie Et battre seul le laid trottoir, Ses yeux fouillant l’anatomie, En bouche un goût… gastronomie ; Autant s’accouder au comptoir, Pauvre maquereau d’abattoir. La viande fraîche d’abattoir, Flatte quidam en bonhomie ; Quand il… Lire la suite →

La métamorphose du cloporte

Secret dessous le masque, il avance inconnu, Il a fardé les yeux, arrondi le discours Soupesé chaque mot, son geste est convenu, Il maîtrise l’objet et le sens du parcours. Qui saurait entrevoir sous l’aisance courtoise, Le pas vif assuré,… Lire la suite →

L’interdit

L’Interdit Il se leva sans bruit, économe de gestes, Le lourd climat hostile et l’animosité, Inculquent la réserve et cette aridité Qui préserve l’esprit des façons indigestes. Le carillon timide égrena quelques coups, Il ne les comptait pas, (le temps… Lire la suite →

l’amerloque

Parce que nul ne sait où commence, où finit L’infernal carrousel où Satan fait son nid On enterre les corps, feus de quelconque cause Et s’invente l’histoire, en blanc, noir et en rose. Les guignols de parade entonnent le discours… Lire la suite →

il abhorrait les simagrées

Passager clandestin d’un vaisseau sans boussole, Il scrutait les hauts fonds où flâne l’émissole Et s’agitait sans trêve, un éternel gamin, Pour clamer son espoir d’un demain qui console A l’aube du fracas de l’ultime examen. Hurluberlu naïf, authentique Quichotte… Lire la suite →

Dire le bruit du silence

Elle se tut C’était son libre choix ; la jeunesse Parfois A des accents stupides. Vif et hardi Le ru impétueux, fou d’envie, Son corps Brûlant, pleure ses braises. Un livre ouvert Aux pages tôt mouillées qui lui chante L’espoir… Lire la suite →

allégorie

Allégorie Je ne vis pas ouvert aux appétits vulgaires, J’écarte mon chemin Des relents de mélasse ; Je hais Les esprits enfumés aux ignobles effluves. Pourtant vous m’entendez ; L’a priori cingle et détonne, Ce qui me lasse, vous sentez… Lire la suite →

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