Ligue des Poètes

Etiquette

Lionel Droitecour

Les syllabes

L’odeur est un puissant ressort à la mémoire. Souvent nous retrouvons l’instant, enfoui, secret, Qui nous rend l’émotion de la petite enfance Lorsque, au-delà des mots, le monde, sensations, Bruissait en nous, volage. Au temps où nous n’avions Pas acquis… Lire la suite →

Bénédicité

J’ai remercié les arbres, leur complicité, Tout à l’heure en ce parc où ma faim s’attablait En disciple alanguit du très sage Épicure. Je leur ai dédié ma chanson en rimaille Pour faire à leur grand chœur un contrepoint qui… Lire la suite →

Bouche en fleur

Tu lis peu, Tulipe ! Ben, j’fais c’que j’veux ! Rose, elle, lit… Ben si elle a envie ! Marguerite l’imite. À la marque, limite ! T’as plus qu’à t’taire L’aster à terre ! Mêle donc l’ancolie À tes colis,… Lire la suite →

En ce verbe obsolète

Je suis venu ici au défaut d’un vain songe, Ah, qu’il me soit donné, ce verbe où me déploie, Seul, en mon vol natif et sans exubérance, Mais pour la simple joie de vivre et d’exister. J’étais, dans le silence,… Lire la suite →

Instinct de mort

Il gouverne, l’instinct de mort, Il est à l’œuvre dans nos têtes, Il déborde de nos assiettes Il met en scène, ombre grégaire, En nos écrans, sa triste guerre. Il fait de l’homme sa conquête, De l’intelligence défaite Et, morne,… Lire la suite →

Filles d’azur

Novembre s’est couvert de rouille, Les jambes des enfants s’y brouillent, Y fouillent, fouillent et farfouillent Parmi les feuilles qu’on gribouille. Filles d’azur, là, profanées, À l’envolée, âmes fanées Elles sont les miscellanées, De nos années imaginées. Entre les troncs… Lire la suite →

Château de mots

Le prince d’Utopie A perdu son pays… Errant, destitué, Il ne sait où aller Et son trône, sans lui, S’ennuie. Triste, désemparé, Absurdement sevré, Tout désarticulé, Seul, on l’a vu causer : Il comptait sur ses doigts, Le roi. Car… Lire la suite →

Conjugaison

J’être, tu être, il être, nous étrons ? Quelle horreur ! Je suis, tu suis, il suie, nous suivons, vous suivant, Cheminant, cheminons, le petit ramoneur… Recommençons, mon bon. Je suis, tu es, il hait, nous haïssons ? Voyons, voyons,… Lire la suite →

Galopins

Pourquoi donc les petits enfants Vont-ils toujours, toujours sautant ? Cabriolant à cloche pied, riant, courant, Tant va la vie, le jour durant ? Pourquoi tant de grimaces, De pitreries, de bonnes farces ? Repensent-ils au temps d’avant Où n’étaient… Lire la suite →

Les lacets

Lacets sont mystères étranges, Qui enragent nos petits anges : Boutons, pressions et fermetures Pièges à menottes peu sûres. « Allons ! Débrouilles-toi un peu, Tu arriveras si tu veux ! » Bout de chou ne trouve pas drôle, Grondé… Lire la suite →

Y est-y le yéti ?

( Dédicace : A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, etc. mais sur un mode mineur…) Là, sans hâte je rate Plat, le pas de ma natte, Sans cheveu le neveu Veut le nœud de son jeu,… Lire la suite →

Cerf-volant

Moi, j’ai un cerveau lent ; comme ça, bien souvent, Je m’envole en planant au premier coup de vent : Ne lâche pas le lien qui me tient sur la terre, Oh, si tu prends ma main face à l’heure… Lire la suite →

Phlogistique

Des mots, encor, toujours, pour écorcher ma peine, Pour écorcer l’aubier de l’âme, phlogistique, Constante, dans l’éther, rêve cosmologique, Hypothèse de moi en quelque obscure veine. J’écoute mon penser dans le soir sans logique Et fouille mon passé, cherchant ce… Lire la suite →

Tempus fugit

Le temps, Qui prend son temps, Nous attend, Nous attend. Il sait qu’inéluctablement Les heures passent infiniment Nous menant, nous manants Vers la dernière, évidemment. Et, debout dès la première heure, De quart d’heure en quart- d’heure, Nos minutes sont… Lire la suite →

Sur l’étoile polaire

Je m’en vais, bien souvent, au jardin, lentement, Pratiquer l’art paisible de la solitude. Il ne me faut qu’un banc, retiré, à l’écart Et me voici à l’œuvre, en l’immobilité. C’est une sensation de versatilité, Ainsi la sentinelle, engoncée dans… Lire la suite →

Le wanderer *

En cet andantino j’entends l’homme brisé, Abattu par le sort, sanglotant, éperdu, Soulever sa géhenne et repartir encore, Vivant malgré le sort et refusant de geindre. Comment, après cela, songerai-je à me plaindre ? Phare en ce soc rocheux que… Lire la suite →

Brume

La brume, vers le soir, s’étale, vague et lente, Et monte par les rues vers d’éternels azurs, Incoercible souffle exhalé de la terre. Rêvée au crépuscule en la nuit qui l’appelle, Comme l’âme amoureuse à l’être aimé se mêle Elle… Lire la suite →

Minotaure

Juste un instant, encore, il est temps de partir, Amis nous seront loin, chacun en nos brisées, Bientôt, le cœur éteint et l’âme consumée, Plus rien, de notre feu, qui brûle en ce brasier. Hélas en vos discours, poètes vous… Lire la suite →

Lapérouse

En la mer des Sargasses, Sagace, Aux sarcasmes Du phasme, Qui prend le pouls Du poulpe, A bout, Battant sa coulpe ? Est-ce le calamar Qui s’amarre En sa mare ; Ou sont-ce les homards, Qu’en ont marre, De mèche… Lire la suite →

Nécrose

Jadis en ce limon s’éveillait un esprit, Au labeur de mes jours, dans l’inconscient de l’être Il s’élevait en moi comme une flamme nette Une âme en ce vain souffle où la parole naît. Et, dès lors aguerri, tout ce… Lire la suite →

Sonnette

J’étais tout interdit qu’il s’approche et me touche En la classe déserte, où, seuls, en pénitence, Nous étions retirés pour cause de dispense. Il était cauteleux, ses mains, sèches et froides Insinuées dans mon col, me pinçaient ; ses doigts… Lire la suite →

Cales sèches

1. À belles dents, jadis, nous croquions la vie belle, Jeunesse, dans l’obscur, en sa vive étincelle Et notre écho sonore, acharné à se dire, Bruissait à tout propos, sans autre but que bruire. Nous étions ce ruisseau enivré de… Lire la suite →

Ombres de pellicule

Je dédie ce poème à mes vivants d’hier Qui ne sont désormais, qu’ossements sous la pierre, Demeure en moi parfum de toutes leurs musiques : Y résonnent leurs ris, comme des harmoniques. Mon père aimait Raimu, Fernandel et Jouvet, Sur… Lire la suite →

Mémorial des enfants martyrs

Quand vient la nuit, des enfants crient, Car ils ne veulent pas dormir, Car ils ne peuvent plus rêver. Ce sont tous les enfants punis, Punis de vivre, c’est ainsi, Par leur parents, parents maudits, Qui n’aiment pas, pas leurs… Lire la suite →

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Thème écrit par Anders NorenHaut ↑

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