Ligue des Poètes

Etiquette

Stephane Damien M

Homo politicus

Ennemi des valeurs au mensonge incessant, Animal à sang froid, à l’oeil indifférent, A ton ombre se côtoient l’indécente luxure, L’opulente corruption et la sombre inculture. Ton fief te protège dans tes contrées arides, Au cœur de ces hommes luit… Lire la suite →

Le masque

A l’aurore de la vie l’enfant se plait à croire, Que dans sa course naissante, il domine son pas. Baisant la source puissante de ses futurs tracas, Il trouve en la conquête un charmant exutoire. Résister à ce voile que… Lire la suite →

Chaleur

Sur les murs de l’école, il résonne parfois, Un ennui qu’épouse la fraîcheur de l’air. Dans cette attente longue, au foyer, je m’assois, Réchauffant les méandres engourdis de ma chair. Cette fièvre amène qui traverse mon corps, Aveugle la froideur… Lire la suite →

Au complice

Ils courent sur des ponts, ils habitent des routes, Portés par un vent éphémère et cupide. Dans leurs carrioles de fer, urticantes et turpides, Ils deviennent les complices de leur sombre déroute. Ils sont tous bourreaux, ils sont tous victimes,… Lire la suite →

Héritage

Depuis mon plus jeune âge, on me parle d’avenir, D’un siècle fécondé d’éminentes inventions, Muant la vie des hommes sous les acclamations, Tous portaient le secret du monde en devenir. Millénaires ont vécu, rien au fond n’a changé. Le mortel… Lire la suite →

Meurs, contemporain.

Toi qui abondes l’air du commerce bruyant, Qui désertes des ouvrages les charmantes allées, Qui chasses aux mouroirs le sang de ses aînés, Qui condamnes au repos les souvenirs d’Antan. Le chemin exigu que sillonne ta manie, Ne recèle aucun… Lire la suite →

Injustice

Le fond du cœur est muet à l’arbitraire du monde, Aux malheurs qui blessent un à un ses semblables. Il suffit qu’une souffrance s’invite à sa table, Pour qu’un feu justicier aussitôt le féconde. Corriger l’infamie lui devient familier, Dans… Lire la suite →

Polymorphe

La sensation paisible d’exister sans rien faire, Est pour bien des semblables un fastidieux tourment. Agités dans leur course vers un sûr châtiment, Le salut de l’ennui ne peut les satisfaire. Aux accessoires impurs, ils dédient leur parcours, Ignorant le… Lire la suite →

Allégorie

Ainsi fuit la vieillesse au mur des vanités, Léviathan légendaire terrifiant les vivants. Infâme prophétesse des soleils mourants, Implacable adversaire de notre humanité. Les hommes meurent mes frères, dans un morne naufrage ! La bête les emporte en son exhalaison…. Lire la suite →

Voyage onirique

Partons ensemble mon âme au pays des surprises, Ton allégresse parle à ces beaux paysages. La vie chante l’ivresse ; la routine, le naufrage, Nous les ferons à pied, sous leur féerique emprise. Le voyage, paraît-il, adoucit la jeunesse, Traversant… Lire la suite →

Grand-mère

Elle a vécu grand-mère et sourit malgré tout, Elle chérie les enfants, la prunelle de ses yeux, Elle donne son doux visage au regard malicieux, Elle apaise mon cœur et caresse ma joue. Elle respire la joie quand je passe… Lire la suite →

Au ciel silencieux

Mes yeux levés au ciel, m’émerveille l’infini, Etendue mystérieuse d’un cosmos secret, Immuable relique au mouvement discret, Ignorant dignement mon destin démuni. Le charme chasse la peur dans un sentiment sourd, Un vertige créateur dérobant l’illusion. Que le cœur perd… Lire la suite →

Ma belle

Dis-moi ma ténébreuse au baiser envoûtant, Quand les jours seront longs, quand l’ennui sera grand, Que fera donc l’ardeur que nous vîmes jadis, Au fond des tendres cœurs qui nous savaient complices ? Le feu éteint du soir me volera… Lire la suite →

Eternel

Sous la fleur se closent les portes du souvenir, Bénissant les vestiges d’un adieu flamboyant. La douleur défait en un flot ondoyant, Les nuances emmêlées d’un obscur avenir. Le jardin des secrets recueille les destins ; Ô cimetière sibyllin, Ô… Lire la suite →

Innocence

La faveur des dieux vient bénir l’enfant, Insufflant sa genèse au chevet de l’aurore, Exhalant la vertu par chacun de ses pores… Ses yeux bercent le monde dans un calme apaisant. La caresse de sa main ignore tout du tourment,… Lire la suite →

L’ombre

Le vent souffle la ville en ces jours sinistres, Avenues vont désertes et toitures résonnent ; Une égale partition bat des notes de cistre, Les feuilles mortes se froissent sous des airs atones. La pluie tombe, ardente, sur les rues… Lire la suite →

Mon enfant

Je caresse sa joue, ses yeux scrutent mon âme, Mais il a l’innocence de ne point en juger. Peu de choses à vrai dire ne résistent à la lame De son œil puissant, élégant et léger. Il préfère courir dans… Lire la suite →

Firmament

Quand un feu roux s’empare du soleil couchant, Unissant dans une ombre la marée et les cieux ; Quand une âme contemple ce spectacle émouvant, Il lui vient, ineffables, les paroles de Dieu. Les astres brillent, impassibles à cet ardent… Lire la suite →

Mon poète

Son ombre est loin, son cœur est triste ; Ses doigts ne peignent qu’en un instant. Son pinceau glisse, idéaliste, Aux confins sombres de mon tourment. Il règne sur mes doutes inhumés, Tel un allié, noble et bon, Puis saigne… Lire la suite →

L’enfant prie

Une cour carrée abritait un enfant, Majestueuse relique d’un amour passé. Un souvenir étouffant les avait emportés ; Dans les larmes du ciel, le pleuraient ses parents. Empruntant sans prudence les allées de la joie, Ses pieds nus caressent la… Lire la suite →

Jeunessie

Le divin personnage est parti ce matin Vers les terres sauvages des félins affamés, Vers soleils couchants et hivers oubliés ; Le malin s’est enfuit, mon bonheur à la main. Je suis donc malheureux et attends son retour, Le regard… Lire la suite →

Pardon

Odieux crimes de l’ego parsemant les chemins, Séparant en un mot sèchement les destins, Abondant sur les terres taries de l’oubli, Je ne sais moindre plaie à l’esprit affaibli. Cette gloire trompeuse abrite un tourment, Enfanteur du glaive, malfaiteur de… Lire la suite →

Tous deux

Les douceurs, radieuses, de ses sens semblaient Des morales pieuses provoquer les méfaits ; Et des fades décombres de mon cœur sonore Parsemer la pénombre du fin fond de mes pores… Mais morale est la vie et loyales sont les… Lire la suite →

M

Chaque soir, l’habitude vient me prendre dans ses bras : Elle me mord, elle me mord et m’emplit de remords. Oui, c’est la déception qui, doucement, m’endort, Et éteint toute lumière sous le linceul du drap… J’aime ces griffes acérées… Lire la suite →

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Thème écrit par Anders NorenHaut ↑

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