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Te souviens-tu de nous traçant
Ces petits cœurs que l’on enchaîne,
Et, mélangés à notre sang,
Nos deux prénoms, sur ce grand chêne ?

Ces mots d’amour embarrassants
Soufflés si fort à perdre haleine ?
Et nos exils toujours glaçants
Et nos retours, belle Hélène ?

Te souviens-tu de nos serments,
Plus ligneux que de vieux sarments,
De songer à nos épousailles ?

Mais le sort nous a trimbalés.
Pareil à un fétu de paille,
Le vieil arbre s’en est allé.



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