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Tel un papillon

Tel un papillon flottant sur une vague
Tout mon être tangue danse et divague
Je sens que ma raison se dilue et file
Pour se briser bientôt sur l’étoc d’une île
Je suis seule perdue dans les places vides
De cette immensité cruelle et avide
Insensiblement mes repères ont disparu
Et je me retrouve minuscule et nue
Parmi la gente humaine qui n’a rien d’humain
Sinon un concept conçu vain et lointain
Je n’ai jamais vu de main se tendre vers moi
Mais des sourires figés sur mon désarroi
Je n’ai croisé qu’hommes ingrats et avares
De vrais sentiments dont ils ne se déparent
Qu’au profit d’un fantasme proche de l’amour
Qu’ils font s’accorder lourdement avec toujours
Et dans la ronde éperdue de tous ces pantins
Au son des rires et des rondeaux argentins
Des yeux se ferment sur moi et ne me voient pas
Me renvoyant à ma course vers l’au-delà
Je devine déjà que j’y triompherai
De dignité et qu’apaisée je dormirai



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