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Les pieds juste au bord de l’eau,
J’ai jeté l’ancre de mon fardeau,
Côté mer pour un inoubliable spectacle.

J’ai écrit ton nom sur le sable,
A marée basse, lorsque la mer se retire
Pour que tu sois toujours dans ma ligne de mire.

Je respire à plein poumons l’air marin,
Les yeux rivés vers le lointain.
Les embruns soulèvent un raz de marée,
Je dérive en pleine tempête, encore secouée
Sur le radeau qui chavire au large de mes mots.

Je te cherche sur un océan tourmenté mais si beau.
Le ciel s’anime, je tangue et vogue au gré du vent,
L’horizon en fond de toile devient ardent,
Pour enfin m’alanguir de te voir et te bercer
Par-dessus le courant de la mer sans fond où tu es plongé.

Soulever, les vagues qui se bousculent et se pressent
Vers le port d’attache minuscule qui sera notre forteresse.
Je deviens ivre dans le néant de l’écume d’une mer sans nuage.
Extase d’une vie, livre sur le rivage ton éphémère image.

Le flux de la marée a effacé l’empreinte de ton nom,
Tu n’es plus qu’un grain de sable dans le désert de ma chanson.
Le sel de la mer houleuse coule dans mes larmes.
Je marche éternellement sur ce rivage qui crie et sonne l’alarme.

Le phare au loin devient le seul témoin de l’ouragan
Qui dévaste ma vie sur le bateau qui sombre sous le vent
Point de plate-forme pour m’accrocher
La mer est la plus forte, me suis laissée emporter.

Ma participation Poétique au Concours « Charles Trenet 2016 », Grand Prix de Poésie « Mille-Poètes en Méditerranée, hommage au poète : « Charles Trenet » en souvenir de l’une de ses merveilleuses chansons « La Mer ».
2016

Martine BES
12/09/2016



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