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Temps perdu

Réveillons de flocons
jusqu’au petites heures
Journée blanche
Queues-d’hirondelles
aux pieds
comme de grand
capteurs de rêves.
J’avance facilement
sur la neige épaisse
qui habille la rivière.
Mes pas frôlent le sol
nuage en nuage
la poudrerie elle
en cajolerie sur les joues
qui rougissent
en souvenir de l’enfance
et du temps perdu.
Ma têtes cherche
les mots oubliés
déserteurs de notre parlure
tous ces entendus-dire
les jacasseries
d’oreilles en oreilles
les parolis de paroisse
bien assisent en sardines
pour se réchauffer
sur le perron d’église
face à la Gatineau
rivière de mon passé
grande et remplie
de pitounes de quatre pieds
pétrifié en son lit
comme berçante
où rêve mon enfance
images égarées
en cache-cache
seul sur la galerie
face à face
avec mon passé
la neige en bâton
de craie blanche
flotte sur la rivière
d’un tableau noir
de petite école
où se dessine
le printemps
qui remonte le corridor
en inondation de rire
pour la récréation
tout ce temps perdu
qui manque aujourd’hui
1,2,3
Je t’ai trouvé.

Michel Jetté



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