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Elle dira que je serais là
tous les jours de l’année, présente
comme une femme dévouée au corps généreux
ou alors attendre la fin du printemps
pour l’accueillir comme une récompense
dont le plaisir ne dure que le temps
d’un fruit qui tombe sur le sol.
Quel plaisir est le plus grand ?
Celui qui dessine, chaque jour,
avec volupté, l’horizon
ou celui qui ne vient qu’une fois
et ne dure pas longtemps.
Certains voudront vivre chaque seconde
comme une aventure chaque fois
nouvelle découverte et nouveau serment.
D’autres préfèrent l’attente et l’absence
car quand viennent les retrouvailles,
la fougue est immense,
l’ivresse submerge
et l’instant est intense.
Dans la durée, le détail est une étape
alors que dans l’éphémère,
le tout est un univers de sensations intenses.
Les options offrent à chacun,
soit le plaisir qui dure même si parfois,
à trop regarder la courbe pleine,
on finit par l’oublier,
soit l’instant rare qui dévaste le corps
comme une tornade qui précède le silence.
Bonne en chaire comme un corps plantureux
qui défie et trouble les regards
ou fines et délicieuses comme les baisers
qu’on échange sans compter.
Rouge épiderme des rondeurs envahissantes
et éclats couleur sang des fruits coupables,
je balance vers l’acide torpeur
que la première dispense
mais reste attentif au duo qui s’entrechoque
comme des mamelles généreuses.
Doux fruits qui inventent l’ivresse des papilles,
le sucre de l’un fait oublier
la chaleur de l’été qui arrive alors que l’autre,
ronde et généreuse, offre le volume
qu’on aime à caresser, longtemps,
comme une croupe de femme qui s’abandonne.
Je reste indécis bien qu’au fond,
ma raison me souffle que l’Amour,
chaque jour, est un choix qui dépasse
la solitude des amours qui partent et reviennent.
Cerises ou tomate ?
Qu’importe, chaque destin a ses saveurs
et chaque saveur son algèbre

Nourr (C) 2017



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