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Ton visage a l’ovale élégant d’Aphrodite

Et la blancheur d’un marbre ancien. Qui l’a sculpté ?

Dis-moi serait-ce faire injure à ta beauté

Que d’y voir son portrait que rien ne discrédite ?


Il a le galbe froid d’une ébauche érudite.

La ligne y suit la ligne avec agilité

Et c’est tout son dessin par la courbe emporté, 

Qui tendrement y tait la laideur interdite.


Ta bouche a cet air grave, impassible et discret.

Tout comme la statue elle cache un secret  

Le temps abîme tout et nous fait violence !


Tu sais que tu es belle ! Elle ne le sait pas ! 

En elle bat le roc tandis qu’un coeur balance

En toi. – Tu nais d’une âme ! Elle naît d’un compas !



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