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Torpeur

Quel est cet effet étrange qui m’envahit
Me perturbe et me trouble jusqu’à l’ennui
Comme une langueur molle qui planerait
Tout à l’entour de moi et me consumerait

Cette sensation nouvelle m’interpelle,
S’assimilant aux affres existentielles
Il me semble pourtant avoir passé le temps
De l’introspection et de tous ses contre temps

Je sais que je m’avance les yeux grands ouverts
En titubant parfois vers un autre univers
Suis-je dans l’entre-chambre de mon devenir
Quoique je dise souvent je ne veux pas partir

J’ai encore tant à saisir et tant à donner
Aurai-je assez d’années pour tout réaliser
Vous ai –je assez dit que je voulais me nourrir
De vos sourires de vos cris et de vos rires

Vous me manquez déjà ne me suis pas enfuie
Et pour vous je désire prolonger ma vie
Autant qu’il m’est permis avancer dans l’âge
En vous offrant les rides de mon visage

Qui disent mes années passées à vous aimer
Tant vous chérir et non moins vous idolâtrer
Je vous ai protégés si maladroitement
Que je devrais taire ce simple argument

Ce faisant j’ai rassemblé toute mon ardeur
Pour vous toujours je n’ai écouté que mon coeur
Je ne crains pas de mourir mais de vous laisser
Sachant qu’à votre vie ne pourrai rien changer

Je vous voudrais heureux jusqu’à la nuit des temps
Ce serait là mon ultime contentement



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