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Les douceurs, radieuses, de ses sens semblaient
Des morales pieuses provoquer les méfaits ;
Et des fades décombres de mon cœur sonore
Parsemer la pénombre du fin fond de mes pores…

Mais morale est la vie et loyales sont les fleurs
Lorsque, seules, dans le pré, elles éloignent les vers ;
De leurs griffes acérées, de leur poigne de fer,
Dernier souffle, dernier cri, les yeux sales, ils se meurent…

Ces deux-là, ce sont toi et puis moi, certains jours ;
Quand le monde prend le pas sur nous deux, les discours,
Qui ne sont pas les nôtres mais nous gâchent les printemps

Qui, jadis, nous gardaient loin des pluies et des vents…
Je hais partir, tous deux, rejoindre avec gaieté
Les chemins avertis des êtres inachevés.

Stephane Meuret
2000, Copyright



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