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Histoires au coin du feu
soirées de mes aïeux
qui berçaient mon enfance
et toute notre innocence
quand de nos rires idiots
on savourait l’écho .
Maîtres d’école et curés
étaient autorités
des petites localités
dans le parfum des blés .
Pudeur de nos campagnes
tabous étaient les femmes
et les amours profanes
dont on ne pouvait parler .
Sous les ailes de Blériot
en casquette ou chapeau
les vieux en sabots
d’une faux à la main
étendaient encore le foin
parfumant les chemins
de leurs lèvres mouillées .
Et les bougies naguère
éclairaient nos chaumières
quand les orages d’été
ou les trop durs hivers
coupaient l’électricité .
Mais les rêves dorés
sur nos routes de terre
venaient lécher nos pieds
jusqu’aux bords des rivières .
Quand sans être gâté
on était pourtant fier
de nos culottes trouées
et nos ballons de pierre .
Les temps ont bien changés
mais il me reste d’hier
la saveur de l’entre-aide
sous ma plume dorée .

 » Les si belles aquarelles accompagnant mes poèmes sont l’oeuvre de Mme Jacqueline Nicaisse  » :
je la remercie ici , d’embellir ma poésie .



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