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Vers la fin des belles années soixante dix,
Par un bien malin concours de circonstances,
Le destin a décidé que j’atterrisse,
Dans une belle ville en toute insouciance.

« Tarablus el gharb » ou La Tripoli de l’ouest,
A un charme touristique insoupçonnable,
Ses marchés, sa casbah, ses vues sur mer, restent
Avec ses sites romains, indétrônables.

Je lui suis reconnaissant pour le bon accueil,
Ma carrière professionnelle pris bon élan,
La vie était aisée, on y vivait presque à l’œil,
A elle, je dois ma première promotion.

Cette ville, à cette époque bien heureuse,
Accueillait ses hôtes sans grande restriction,
Offrait le confort, d’une vie peu houleuse,
Et dans le plus strict respect de ses traditions.

J’étais si jeune et Tripoli peu féconde.
La vie s’écoulait sans le moindre événement,
J’égrenais patiemment le temps par secondes,
Intellectuellement c’était le néant.

Entre bons collègues, nous sortions en groupe,
Dans une ferme appartenant à nos amis.
Les femmes préparaient les viandes et la soupe,
Alors que nous jouions, des parties de rami.

Nous arrivions à combiner des recettes,
Pour remplir le vide et chasser l’amertume,
Comme un voyage à Tunis ou la Valette.
Deux jours, une fois par mois, n’est pas coutume.

A tout prendre, il n’y avait pas que du négatif,
De ces années passées je suis nostalgique.
Mon Dieu ! Que ce passé était moins afflictif !
Oui ! Je l’assume, en toute bonne logique.

Auteur A.SALEMI. Le 17 Juin 2017
Tous droits réservés.



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