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Chaque matin me ramène à ma vieillesse

mes poils blancs sur mes cheveux,m’eloignent peu à peu de ma jeunesse

faut,-il que je m’y-fasse,sans dire un mot

face à ces rides qui dévastent ma peau.

Le dos courbé, et mon corps fatigué

mes mains sur ma canne s’accrochent

loin de mes amis,et de mes proches

c’est vraiment drôle et moche

solitaire, sur ces longues avenues

les mains dans les poches.

Face à mon quotidien

et ces visages curieux qui me dévisagent

tous les matins,je refais le même chemin

celui d’un homme qui n’aura laissé derrière lui aucune trace

face à mon troisième âge,je ne veux pas perdre la face.

Vieillir, et mourir en beauté

sans rien dire,juste ce droit de se souvenir

face à ma vie,et cette réalité.

Face à mon troisième âge

je regarde toutes ces feuilles tombées

balayées par le vent

je ne compte plus,à présent, tous ces automnes et ces printemps

qui me ramènent à mon âge à chaque instants.

Vieillir et mourir

sans remords ,sans regrets,et sans peur

vieillir, et se dire qu’un jour,faudra partir

sans regarder,cette horloge qui marque l’heure.

Vieillir avec dignité et amour

et s’en aller un jour

adieu les bonsoirs, et les bon jours

et toutes ces femmes à qui j’aurai fait la cour.

Face à ma vieillesse

faut-il à présent, que j’en ris,ou que j’en pleure,ou que je me confesse.

Et quand l’heure viendra de partir

J’oublierai à tout jamais,ce mot « vieillesse »

tout ne sera que souvenirs

Adieu,enfance, adolescence,etvieillesse.

Face à mon troisième âge

je ne veux pas perdre la face.

Mourir en beauté

et un jour s’en aller

sans peur,ni remords,ni regrets.

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