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Sur ce chenal nous nous rencontrâmes dans une aurore
A ce recoin sous ces lumières où siège un grand vide
En apparence tu avais l’air déserté et le visage livide
Désespéré tu marchais, en scrutant ces lumières fluors.

Harassés tous les deux des gens, nous nous saluâmes
En hochant nos têtes, illico nos regards se croisent
Nous nous respectâmes en s’accordant avec toise (1)
Nos sourires, nous nous présentâmes et bavardâmes

Devant l’oscillation des vagues, nous rêvons tous deux

Nos esprits plein de confères inhérentes à ce destin
Je suis l’artiste qui céda sur ses tréteaux et qui n’ose
T’exprimer sa peine durant toute cette vie morose
Celle d’une joie gâché. Un visage offensé et plaint

Que je n’ose le révéler devant toi ses jours sont odieux.

Je dirai illusionné, las dans l’attente d’un espoir.
Tout en gardant la valeur de l’homme sage
Que je présente assidûment à tous présages
Car ce soir, je suis là seul à t’aimer je veux te voir.

Épuisé du goût amer d’une vie insaisissable.

J’étais presque arrivé aux confins de mon désert,
Sous la chaleur austère des heurts chimérique
Mes mots s’évaporaient en un vent chaotique.
Et les parfums de mes lignes, s’évaporèrent.

A ce mirage qui se fixe devant moi sur le sable.

Par @ Echchikh Adda
Alger le 08 Juin 2017
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(1) Avec toise : Avec mesure



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